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Emission "L'invité du 12 - 13', dans les studios de Souvenirs FM Dax

L'émission était consacrée à la commune de Saubusse, son histoire, son patrimoine, ses personnalités, sa démographie. J'étais accompagné de Yvon Loubelle, conseiller municipal, délégué à la culture et au tourisme. Nous avons aussi évoqué les prochains rendez-vous culturels.




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Commune
  • Nom des habitants : Sibusates, Sibusates
  • Superficie : 1053 hectares
  • Population : 1072
  • Cours d'eau : l’Adour
  • Origine du nom et description du blason : L’origine du nom de Saubusse vient du latin sabucus , signifiant « terre à sureau », auquel est ajouté le suffixe - ea .

Saubusse, sur les rives de l’Adour, porte la mémoire du peuple antique des Sibusates. Ancien port très actif, la ville se développe ensuite grâce à ses fabriques de bouchons.
La commune de Saubusse est peut-être l’ancienne cité des Sibusates, peuple aquitain de l’époque de César.

À l’origine, la commune se situe à l’emplacement actuel d’Orist, et se déplace ensuite sur la rive droite de l’Adour pour une raison inconnue. Attestée dès le XIIIe siècle comme baronnie, la ville conserve malgré ce changement un port attractif. Jusqu’au XVIIIe siècle, les trois quarts des habitants de Saubusse sont mariniers.
Située en bordure des barthes de l’Adour, territoire inondable, la commune est pauvre en terres cultivables. Elle se développe en revanche autour d’une industrie locale, la fabrique de bouchons. Disparues aujourd’hui, ces usines sont au nombre de trois à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Saubusse manifeste depuis quelques années une vigueur touristique. Hôtels gastronomiques, pêche, chasse sont des atouts supplémentaires qui s’ajoutent à la station thermale de Saubusse, avec ses eaux chaudes et ses boues sulfureuses, ouverte toute l’année.

Sur la place principale de Saubusse s’élève une belle maison XVIIIe, Betbeder (belle vue en gascon) avec panorama sur le pont qui enjambe l’Adour. Le nom de la place, les initiales sur le pont, ED, rappellent le souvenir d’Eugénie Desjobert, née Delachaux, qui fut propriétaire de la maison, initia et finança le pont et, plus largement, dispensa sa fortune sur la commune de Saubusse et le département des Landes dont elle fit, en 1880, son légataire universel.


Mais le visiteur de l’église de Saubusse, sur la même place, vis à vis Betbeder et à trois pas du pont, ne porte peut-être pas attention à la dalle funéraire, un peu effacée, sur laquelle il marche, à l’entrée de l’édifice. C’est celle pourtant d’une femme à la destinée peu banale,
Anne Collin, épouse Delachaux, née à Bruxelles en 1764 et morte à Saubusse en 1827, mère d’Eugénie et de Guillaume-Tell Delachaux. Si Eugénie est bien connue des Sibusates et des Landais, ses parents et son frère, à qui l’on doit l’installation de cette famille à Saubusse en 1825, ne le sont pas.

EUGENIE DESJOBERT

Eugénie mourra très âgée, après avoir enterré ses frère et soeurs, son mari, son beau-frère, ses enfants. Elle s’installe à Saubusse dans la maison que lui a léguée son frère et dont elle gardera beaucoup de souvenirs qui y sont toujours aujourd’hui : portraits, lunette astronomique, collection minéralogique. A travers les écrits, les lieux, les objets, cet article retrace des vies romanesques que la quiétude du village de Saubusse aujourd’hui ne laisse pas soupçonner.

C’est en 1825, comme on l’a lu dans un article récent (1), que Guillaume-Tell Delachaux, 31 ans, parisien d’une famille d’origine suisse comme son nom l’indique, acheta une propriété à Saubusse, alors un des nombreux  et actifs petits ports jalonnant l’Adour entre Bayonne et Tartas, dans le département des Landes. Cette implantation répondait au désir de trouver du bon air pour soigner une santé précaire. Guillaume-Tell Delachaux voulait « un château dans les Pyrénées » (2); ce fut, trouvée par son homme
d’affaires, une demeure en Maremne, munie de trois larges dizaines demétairies, couvrant 360 ha environ (3) et de bois.

Dès les années 1860, en effet, il apparut qu’aucun héritier n’assurerait la postérité du couple Delachaux-Desjobert. Les deux fils d’Eugénie et Charles Desjobert étaient déjà décédés, leur fille, Élisa, toujours célibataire, avait comme ses frères une santé très défaillante. Aussi, dès cette époque, Eugénie Delachaux- Desjobert commença toute une série de dons qu’elle compléta à l’heure de sa mort et qui changèrent la vie et de son filleul Eugène Fialon et de la commune de Saubusse où elle se retira définitivement à la fin des années 1850, à la mort de son second fils. A Saubusse, ce furent le pont sur l’Adour (400 000 F) (Fig. 7), marqué à ses initiales (ED), un asile avec l’établissement (financé par des rentes) de trois religieuses, dont l’une devait être infirmière, la seconde institutrice et la dernière catéchiste, un lavoir, l’agrandissement du cimetière où elle serait inhumée, une pompe – la première du village - sur la place de l’église, de nouveaux bâtiments pour la mairie et le presbytère, les anciens ayant dû être démolis pour laisser l’accès au pont ; à Cap-Breton, commune proche, ce fut le sanatorium Sainte-Eugénie (60 lits, 1 million de francs) (108). Le département des Landes fut quant à lui légataire universel de ce qui restait. Le domaine de Betbeder qu’Eugénie avait continué à agrandir après la mort de son frère, alla à son filleul Eugène Amédée Fialon, puis à la descendance de celui-ci jusqu’à aujourd’hui.

Saubusse était un port de commerce très actif sur l’Adour.
On voit aujourd’hui encore très distinctement le quai de ce port, rarement utilisé. Les villes et villages qui s’égrènent le long de l’Adour formaient une sorte d’arrière-port de Bayonne, débarquant les denrées (notamment coloniales) passées par Bayonne et embarquant pour Bayonne les denrées de Gascogne (produits de la forêt et des fermes, etc.).
Le chemin de fer a tué au XIXe siècle l’intense commerce fluvial de l’Adour.

LE PONT
Le pont Saint Jean enjambe l’Adour de ces 7 arches depuis la fin XIXème siècle le pays d’Orthe au Marensin.
Le pont mettra fin a l’activité du passeur qui assurer la traversée de la riviére.
Il a était construit grâce a la générosité de madame Eugénie Desjobert, riche veuve qui se retira à Saubusse en 1860 à la maison Betbeder.
Cette généreuse personne fera un don de 400000 francs-or somme considérable.
Les initiales « ED » entourées de couronnes de lauriers ornent les piles du pont.


L’EGLISE
L’édification de l’église débute au XIIIe siècle sous le règne de saint Louis.
Elle témoigne d’une architecture de transition entre les styles roman et gothique.
Du côté extérieur, une tourelle d’escalier à vis en pierre coiffée d’un toit en poivrière permet d’accéder aux divers étages de la tour carrée qui sert de clocher.
Deux cloches y sont installées en 1840, la plus grande a pour parrain M. François Saintorens et Mme Marie Desquerre, l’autre M. Jean-Baptiste Lavielle et Mme Catherine Hourton.
La tour faisait office de refuge pour la population lors des invasions.
Dans le mur de la tourelle, plusieurs meurtrières ont été dégagées lors de la restauration de l’église, de 1973 à 19772.
La nef est consolidée par des piliers extérieurs étayés par des contreforts, dont un en arcade, datant de la guerre de Cent Ans.
Les fenêtres de style roman sont étroites et hautes, en plein cintre et à bordure décorée, encadrées par deux colonnettes élégantes surmontées d’un tore.
Le chœur est ogival, à trois pans séparés par des contreforts.
Du côté intérieur, on pénètre dans l’édifice par un porche orienté au nord et présentant un portail remarquable.
Il est constitué d’un arc principal trilobé et brisé et de deux petits arcs analogues fermés que l’on retrouve dans des églises de Navarre, comme celle de Santa María La Real à Olite.
À gauche du portail, un petit bénitier encastré dans le mur était sans doute réservé aux cagots, ainsi que la porte basse.
La partie la plus ancienne est le chœur roman, dont le fond est constitué de trois pans percés chacun d’une fenêtre.
Les vitraux rappellent le passage des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le souvenir de saint Jean-Baptiste et le mémorial de l’Eucharistie.
Deux grands vitraux, offerts en 1893 par le maire M.Fialon et son épouse Marie, représentent l’un le martyre de saint Eugène, l’autre l’Assomption de Marie.
On peut également remarquer dans le chœur un christ du XVIIIe siècle.
La nef se compose de trois travées : la première dans le même style que le chœur est coiffée d’une voûte en pierre.
La seconde est en briques dans le but d’alléger la construction.
Les voûtes sont caractérisées par la croisée d’ogives, renfermées dans un quadrilatère de nervures qui constituent des liernes purement décoratives de style flamboyant (XVe siècle).
La tribune peut dater du XIXe siècle.
Au centre se trouve un tableau de la « descente de la Croix » achetée en 1814 à l’artiste Montaut d’Oloron.
Pendant la Révolution française, l’église sert de prison à quinze Basques déportés de leur village pour infidélité au roi.
La chaire, qui datait de 1830 ainsi qu’une maquette de bateau, symbolisant l’activité portuaire sur le fleuve Adour en contrebas de l’église, ont disparu à l’occasion de la restauration de l’église, entre 1973 et 19772.
À droite, la chapelle la plus ancienne est dédiée à saint Michel.
Propriété des seigneurs de Bellepeyre et de Bétheder, elle était leur lieu de sépulture.
On peut y admirer un autel du XVIIIe siècle en bois peint.
On y remarque une croix basque et une curieuse statue de saint Michel du XVIe siècle qui repose sur un socle portant le blason du chevalier de Bellepeyre.
À gauche, la chapelle Notre-Dame a été détruite par un incendie en 1814, celle qui la remplace est donc plus récente.
Elle servait sépulture aux notables locaux.

LA PIERRE LONGUE

La Legende de la Pierre longue
Elle serait une borne antique, elle est située à un kilometre du bourg de Saubusse sur la route de St Geours de Maremne.
Certains l’appellent “ Pierre Duidique”
Les habitants du pays, superstitieux, lui attribuaient jadis le pouvoir magique de faire cesser la sécheresse : on la couchait à terre pour obtenir unepluie bienfaisante.

LE LAVOIR

Au XIXème siècle, chaque quartier disposait d’un petit lavoir à proximité d’une source.
Il est vraisemblable que pendant longtemps les habitants ont dû laver leur linge sur les berges de l’Adour dont l’eau était parfaitement limpide.
Aux alentours de 1850, Madame Desjobert a fait aménager une pompe sur la place du village pour la desserte en eau potable et le lavoir.
A la suite de la fontaine aménagée antérieurement au lavoir, se trouve un bassin de décantation qui permet de bénéficier d’un volume d’eau pureà peu près comparable à celui d’un bassin principal, ce qui permettait de vider ce dernier après lavage et de le remplir à nouveau pour le rinçage.
Dans l’intervalle le linge s’égouttait sur des barres disposées entre les cuviers.
L’installation de cuviers au milieu du bassin, permet en effet,aux laveuses de travailler les pieds au sec tout en se courbant au minimum.
A notre connaissance la conception de ce lavoir, n’a été imitée nulle part ailleurs.Jusqu’à la dernière guerre, cette installation était complétée par une chaufferie.

LES PORTES A FLOTS
Nous avons un exemple au Pont de Pierre â saubusse.
C'est un système automatique (d'origine Hollandaise) qui fonctionne grace à la différence de pression des eaux de part et d'autre.
la montée des eaux à chaque marée  les portes se ferment par action de la pression et empéchent ainsi l'eau du fleuve d'envahir les Barthes
la redescente des eaux rouvre les portes par différence de pression et laisse ainsi s'écouler dans le fleuve les eaux collectées dans les canaux et esters.
C'est donc un système automatique qui ne nécessite aucune intervention humaine en dehors des réparations et de l'entretien.

IMMEUBLE DESJOBERT
JUGEMENT TRIBUNAL ADMINISTRATIF 5 janvier 1882

Entre la commune de Saubusse poursuites et diligences de M. Jean Victor HOURTON, propriétaire, son maire, demeurant audit Saubusse ladite commune dument autorisée par arrêté du conseil,de préfecture des Landes en date du 9 décembre dernier demanderesse comparant par Me Bosquet avoué d’une part et M. Eugène FIALON, professeur honoraire de la faculté des lettres de Grenoble propriétaire rentier, sans profession, demeurant au Château de Saubusse, défendeur comparant par Me Lajus avoué, d’autre part

Ouï les conclusions des parties de Me MAUBOURGET substitut et de Monsieur le Procureur de la République en ses conclusions orales

Attendu qu’après y avoir été dument autorisé la Commune de Saubusse a fait assigner devant le présent tribunal, M. FIALON suivant exploit de LARRIEU huissier à Dax, en date du 28 décembre 1882 enregistré, pour, sur les motifs dudit exploit.

Ouï dire et déclaré que M. Fialon n’a aucun droit de propriété sur l’asile que feue Mme DESJOBERT a fait bâtir de son vivant, à Saubusse, bordant la route départementale n°1, ni sur le terrain sur lequel les constructions et toutes les dépendances reposent quoi que que ce terrain soit compris dans les dépendances de la métairie appelée Lacave, appartenant audit M. Fialon comme en ayant hérité avec d’autres immeubles de la susdite Mme Desjobert

« que la commune de Saubusse est au contraire propriétaire exclusivement dudit établissement et du terrain sur lequel i est construit aussi bien que de la rente des arrérages des capitaux et des intérêts affectés par feue Mme DESJOBERT au sus dit établissement. »

S’entendre en outre ledit sieur FIALON condamné aux dépens

Attendu que d’après ses conclusions et défenses M. FIALON a déclaré qu’il ne résultait pas du testament ni des codicilles invoqués, que les immeubles dont s’agit aient été attribués à la Commune qu’au contraire il pouvait à bon droit se dire lui même propriétaire desdits immeubles, en vertu du testament de Mme DESJOBERT qui lui a légué sa terre de Saubusse en totalité à l’exception des valeurs mobilières telles qu’obligations  ………et autres renfermés dans son secrétaire ainsi que l’argenterie et le surnuméraire »
que néanmoins, il ne s’oppose pas à la prétention de la commune de Saubusse, à la condition toutefois que les dispositions de Mme DESJOBERT relatives à l’établissement  dont s’agit destiné à une salle d’asile pour les enfants sentiront leur plein et entier effet et les codicilles invoqués en date du 22 septembre 1878 seront exécutés dans leur tête et dans leur esprit que notamment sera tenu par des sieurs  des filles de la charité pour lesquelles la testatrice était en négociation avec le supérieur l’ordre.

Attendu que M.FIALON va réviser à se prévaloir de ses droits de propriété que tout et autant que ses convictions seront remplies et qu’il se réserve de les revendiquer en cas d’inexécution totale ou partielle des dites convictions

Attendu que la commune accepte formellement les réserves exprimées par M. FIALON et s’engage à exécuter sans exception les conditions qui lui sont exposées.
Attendu que le présent jugement est dans l’ intérêt de la commune et a pour but de reconnaître et consacrée ses droits que dès lors elle doit supporter les dépens

Par ces motifs, le Tribunal jugeant en matière ordinaire et en premier ressort

dit et déclare que l’immeuble bâti à l’entrée du village à Saubusse sur les terres de la métairie de la cave bordant la route départementale n°1 édifiée par Mme DESJOBERT pour service d’asile est bien la propriété de la commune de Saubusse à la condition toutefois qu’elle se conformera aux intentions de la testatrice, c’est à dire :

1° que l’asile sera tenu par des soeurs de St Vincent de Paul autres religieuses à leur défaut.
2° que ces religieuses se consacreront non seulement à la direction d’une salle d’asile mais encore à la visite et aux soins des malades
3° qu’elles établiront un ouvroir et des réunions du dimanche pour les jeunes filles dont elles dirigeront l’avenir autant et aussi longtemps que possible

Donne acte à M. FIALON de ce que la commune s’engage formellement à remplir toutes ces conditions et sans aucune exception et de ce qu’il se réserve de revendiquer des droits de propriété dans le cas ou l’une ou l’autre de ces conditions ne seraient pas exécutées.
Disons de plus que la commune de Saubusse ou son représentant M. le Maire touchera pour les affecter exclusivement au susdit établissement :

1° les arrérages de la vente de 2400 francs achetés le 9 janvier 1880, pour la somme de 65283 francs 55 centimes

2° le capital de treize mille cent onze francs, quatre vingt quinze centimes restant encore  à toucher sur les cent vingt mille francs destinés par Mme DESJOBERT  à l’asile dont il s’agit ainsi que les intérêts de cette somme de treize mille cent onze francs quatre vingt quinze centimes depuis le 23 février 1880 date du décès de ladite dame

condamne la susdite commune à tous les dépens

LES THERMES

Dès la plus haute antiquité on parle des sources thermales dont les dieux seraient les protecteurs. Les prêtres aussi furent
les premiers hydrologues. C’est après Jules César (101-44 av. J. C.) que se multiplient et s’organisent les stations thermales.
En 1604 HENRI IV inaugure la législation française des eaux minérales avec la révolution et les guerres les blessés arrivent
en grand nombre pour se faire soigner.
Le SECOND EMPIRE voit fleurir les stations.
En ce qui concerne SAUBUSSE on retrouve en date du 10 sept. de l’an 56 ce texte : «les cavaliers de CRASSUS poursuivirent en rase campagne 50000 aquitains et cantabres. 1/4 à peine échappa à leurs coups. La plus grande partie de l'aquitaine se soumit à CRASSUS. parmi ces peuples étaient les sibusates» ... Or, les habitants de Saubusse sont appelés sibusates ...

C’est en 1289 que la CITE THERMALE prend le nom définitif de SAUBUSSE. Auparavant on parlait de SIBUS - SUABUS - SAUBUC (sureau en gascon) SAUBUCE-SABUCE (fin 12°siècle) SUBOLLA en (1178) SOBUSSA (en 1242) SAUBUSSA (en 1261).

Vers 1706 l’enquêteur du DUC DE BOUILLON décrit : La baronnie avec les paroisses de SAAS et ANGOUME est en demi-partie en sables et les habitants ont usurpé étonnamment sur les vacants, biens du seigneur.
Au milieu d’une lande, les bains de Jouanin, on pourrait bâtir une maison en bois comme celles du pays ce qui donnerait un revenu. Les bois communs sont considérables.
C’est dans cet état des lieux qu’est portée la première indication des «bains de JOUANIN» qui  n’avaient qu’une renommée locale par opposition aux eaux de Dax et TERCIS connues depuis l'âge de l’EMPIRE ROMAIN. L’existence du peloïde de SAUBUSSE est dès lors dévoilée.

En, 1778, le Docteur E.MASSIE, médecin à HABAS est chargé sur ordre de RAULIN, Médecin ordinaire du ROY LOUIS XVI, d’enquêter : «Les Eaux de JOUANIN du nom d’un moulin voisin de la source des eaux sont fort fréquentées quoique dans une espèce de désert, ce qui doit prouver en faveur du cas qu’on en fait dans tous les environs. Il ne faudrait ici qu’un petit rayon de la bonté du ROY pour en faire une source des plus importantes pour le bien public. Malheureusement il n’y a d’autre abri que celui d’une triste cabane de planches qui ne garantit pas toujours de la pluie. C’est le curé du lieu qui, par pitié et amour de la décence l’a fait bâtir afin que surtout les deux sexes n’y fussent confondus.

En 1809 peu de changements sont intervenus. D’après J.THORE, Médecin et P. MEYRAC, Pharmacien, «Les Bains de JOUANIN» sont distants d’une lieue du village de SAUBUSSE et d’un quart de lieue à peu près de toute habitation à l’exception du moulin qui ne comporte que le logement du Meunier.
A coté de la fosse que l’on a décorée du nom de Bains est une cabane couverte de chaume pour la commodité des malades. Cette fosse est un bourbier  où il y a à peine un mètre d’eau ; le reste est une vase très onctueuse, résultante de la tourbe délayée à l’eau thermale. C’est dans cette fosse que les valétudinaires vont chercher du soulagement à leurs infirmités et que se plongent hommes et femmes, jeunes et vieux. Les uns et les autres s’enfoncent dans ce bourbier jusqu'au dessus des épaules ou à peu près, la vase les tenant soulevés proportionnellement à leur volume, on crie au prodige ! On y trouve, sinon  une guérison complète du moins un soulagement notoire. Il est impossible de supposer que ces eaux fussent aussi fréquentées si elles n’opéraient pas des effets avantageux. La température est de 27°.

En avril 1866 une nouvelle source de 38° est découverte.
La commune de SAUBUSSE cherche alors à mettre en valeur la Source Thermale et afferme son exploitation. Deux maisons sont construites : le «chauffoir» habité par un fermier avec quatre chambres destinées à servir d’abri et de vestiaire aux personnes étrangères (tenues de payer une indemnité à chaque bain au fermier) et une habitation pour le métayer qui cultivera les terres dépendantes des bains.

En 1901 Monsieur LACAU-BARAQUE, Pharmacien à HABAS, reprend le fermage, puis il s’en défait et en août 1922, à l’audience des criées du Tribunal Civil de Dax, les Bains de Saubusse sont adjugés à M. Bernard LABORDE.
Les premiers travaux consistent à élever un étage avec 12 chambres, à construire une aile à droite, une salle à manger, une lingerie et des cabines de bains avec une galerie autour.
Dans les années 30 cette galerie sera supprimée et les thermes seront reliés à l’hôtel. En face de l’hôtel un bâtiment avec des écuries au rez de chaussée sera transformé en garage et 4 chambres seront construites au dessus. Elles servaient à loger chauffeurs et femmes de chambre des clients en cure.

En 1932 un deuxième étage est élevé ce qui porte à 25 chambres la capacité hôtelière, chaque année se poursuivent aussi des travaux dans les thermes et extension jusqu’à 70 chambres.

En janvier 1990 , la partie centrale de l’hôtel est détruite par un incendie au cours de travaux de rénovation. Celle-ci sera reconstruite avec 12 chambres plus modernes ainsi que des espaces communautaires plus spacieux ainsi qu’une seconde salle de restaurant et une terrasse couverte attenante.

Chaque année l’établissement se transforme pour rester aux normes une piscine extérieure chauffée verra le jour en 2003 faisant suite à l’installation de salles pour la remise en forme, ainsi que des studios pour curistes.

Actuellement la famille LABORDE est toujours propriétaire des lieux.