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Patrimoine


Nous vous invitons à découvrir le patrimoine de Saubusse. Trois éléments permettent de le définir : la pierre ocre, la nature verte et l’eau bleue.Didier Sarciat s'en est inspiré pour fonder le logo de la commune.
Le village de Saubusse remonterait à la haute antiquité. Le peuple aquitain des Sibusates a été cité par César dans ses "Commentaires".

Les principaux édifices remarquables sont :
L’église du XIIIème siècle, classée monument historique,
Le pont Saint Jean offert par Madame Eugénie Desjobert,  (lien vers l'histoire de la familkle Desjobert...)
La Pierrelongue à l’origine controversée (pierre druidique ou borne romaine),
Le quai de l’Adour, ses maisons anciennes et son musée où vous pourrez découvrir quelques éléments intéressants de l’histoire sibusate.
Les belles propriétés de Bellepeyre, Betbeder et Bezincam offrant toutes trois leurs façades à l’Adour.


L’église Saint-Jean de Saubusse a été bâtie entre le début du XIIIe siècle et le XVème, mais l’ensemble présente une belle homogénéité.

Texte de Christian Larrezet, extrait du bulletin d'informations de Mai 2005 : « Les Amis des Eglises Anciennes des Landes. »
L’église Saint-Jean de Saubusse : une réussite d’harmonie.

Ses parties les plus anciennes, édifiées en moyen appareil régulier , présentent les caractères du premier gothique. Le chevet à trois pans et une travée droite ne semblent pas avoir subi de modifications. Ils sont percés de cinq baies hautes et étroites en plein cintre, encadrées à l’intérieur et à l’extérieur de colonnettes décorées de chapiteaux simples à motifs variés. La voûte d’ogives ne comporte pas de clef. Sur la face sud de la travée droite, un léger retrait de la construction au dessus de la ligne de modillons et entre deux contreforts correspond sans doute à une modification dans la construction pour aménager un système de défense visible sous le toit. Du côté nord, il a fallu épauler deux des contreforts par deux constructions volumineuses, sortes de « murs-boutants » qui maintiennent la poussée de la voûte. Sur le mur sud de la nef, les ouvertures se réduisent à de simples meurtrières. Six contreforts minces viennent renforcer les angles de la travée et des trois pans. Ils s’élèvent jusqu’au toit en dépassant largement une ligne de modillons mutilés qui ont du soutenir une corniche. La nef de trois travées a été voûtée en deux périodes. Les voûtes des la première et de la deuxième travées sont de simples croisées quadripartites. La troisième a reçu un voûtement plus complexe avec liernes et tiercerons et plusieurs clefs de voûtes du XV ou du XVIème siècle. Le fond est occupé sur trois côtés par une belle tribune de bois, sur colonnes de pierre, comme on peut en voir en Béarn, Pays Basque ou Bigorre.

Deux chapelles latérales de dimensions différentes s’ouvrent l’une en face de l’autre sur la troisième travée. Le clocher massif avec son toit en bâtière est identique à celui de Pey et de plusieurs édifices du pays d’Orthe. Il est percé au nord et au sud de deux petites portes en arc brisé. Il s’élevait sur quatre étages (trois actuellement par suppression du plancher entre le rez-de-chaussée et le premier). D’étroites ouvertures à chaque étage indiquent une fonction défensive. A l’intérieur, un escalier à vis s’appuie sur la face sud. Un portail en arc brisé de la fin du XIIIème ou du début du XIVème siècle donne accès à l’église. Les trois baies de l’abside sont fermées de vitraux de Dagrand pouvant datés des années 1880. Hauts et étroits, ils représentent un réseau de médaillons en liaison avec l’histoire de Saint-Jean-Baptiste (palmier, plat, couteau, oriflamme, coquille). Dans le sanctuaire, deux scènes signées « Dagrand 1893 » représentent sur deux registres : une Assomption de la Vierge et un Martyre de Saint-Eugène (don de Marie et Eugène Fialon, maire de l’époque). La chapelle sud présente une des dernières compositions de l’atelier Mauméjean, vers 1970. Parmi le mobilier, la chapelle nord garde un petit retable du début du XIXème siècle avec une copie de Guido Reni représentant Saint-Michel, Saint-Laurent, et Saint-Martin. Un Christ en crois entouré de Saint-Jean et des Saintes-Femmes, œuvre du peintre oloronnais Montaud, occupe le fond de la tribune. Mais la pièce la plus remarquable est un Saint-Michel terrassant le démon, en pierre (avec traces de polychromie) d’une qualité exceptionnelle, attribué au XVème siècle. L’œuvre a été classée en 1957. Sur son socle, on distingue un blason sculpté et peint difficilement lisible : ce pourrait être celui de la famille Ducros de Belpeyre. Cette église a été restaurée dès les années 1960-70. Cette restauration, bien que parmi les plus anciennes dans cette région, ne manque pas de surprendre par sa qualité.

Malgré la suppression regrettable d’enduits ornés d’un faux appareil ancien, l’ensemble a gardé une belle homogénéité et un caractère exceptionnellement monumental pour une simple église de village.
Ainsi cette restauration qui a gardé l’authenticité du bâtiment peut apparaître comme un exemple pour toute commune désireuse de sauvegarder son patrimoine.

Le pont Saint Jean


Le pont Saint Jean, magnifique ouvrage de 7 arches qui depuis la fin du XIXème siècle unit les rives gauche et droite de l'Adour, les Oristois aux Sibusates, le pays d'Orthe au Marensin.
C'est à la générosité de madame Eugénie Desjobert, riche veuve qui se retira à Saubusse en 1860, à la maison Betbeder, que l'on doit cet ouvrage. En effet elle fera don de 400000 francs-or, somme considérable pour l'époque pour mener à bien cette édification. Ses initiales "ED", entourées de couronnes de lauriers, au dessus de chacune des piles du pont, rappellent à tous ceux qui le savent, la générosité d'une femme d'exception.Vous pouvez trouver plus de détails concernant la vie d'Eugénie Desjobert à l'espace "Culture et Patrimoine au Syndicat d'Initiative de Saubusse.


Le lavoir




Le lavoirAu XIXème siècle, chaque quartier disposait d'un petit lavoir à proximité d'une source.

Par René Fialon

Au XIXème siècle, chaque quartier disposait d’un petit lavoir à proximité d’une source.

Pendant longtemps les habitants du bourg ont du laver leur linge sur les berges de l’Adour dont l’eau était certainement plus pure que maintenant.
Sur le plan cadastral de 1825, une fontaine figure déjà à l’emplacement du lavoir actuel et devait servir aux besoins de la famille Fourgs, dont la maison est juste au-dessus. Peut-être était-elle aussi à la disposition des habitants du bourg.
Aux alentours de 1850, Madame Desjobert a fait aménager une pompe sur la place du village pour la desserte en eau potable et un lavoir dont celui que nous voyons aujourd’hui est la copie.
Entre la fontaine et le lavoir se trouve un bassin de décantation qui permet de bénéficier d’un volume d’eau pure à peu près comparable à celui du bassin principal, ce qui permettait de vider ce dernier après lavage et de le remplir d’eau pure pour le rinçage.
Pendant cette opération et après le rinçage le linge s’égouttait sur des barres disposées entre les cuviers.
L’installation de cuviers au milieu du bassin permet aux lavandières de travailler les pieds au sec tout en se courbant au minimum.
Cette conception avant-gardiste, à notre connaissance, n’a été imitée nulle part ailleurs.
Jusqu'à la dernière guerre, cette installation était complétée par une chaufferie : petite bâtisse ouverte où les femmes allumaient un feu de bois pour faire bouillir le linge.
Fortement dégradé accidentellement, le lavoir a été pratiquement reconstruit à l’identique en 2001 pour le plus grand plaisir des promeneurs et de rares lavandières qui viennent encore y rincer leur lessive dans une eau peu calcaire qui adoucit le linge.

Les belles demeures sibusates


Quelques belles demeures à découvrir en se promenant le long du quai et du chemin de halage: Betbeder, Bellepeyre, Bezincam, une vieille demeure des quais, la villa Stings.

Située au centre du village, la maison Betbeder offre sa façade et ses luxuriants jardins à l'Adour. Elle fut la demeure du seigneur de Bellepeyre et au XIXe siècle devint celle de Madame Eugénie Desjobert. Celle-ci en fit don à la famille Fialon. 
La maison Bellepeyre, sur la place du port a été magnifiquement restaurée.Elle est flanquée d'une tour ronde qui offre une belle vue panoramique sur les méandres de l'Adour.Elle sert de tour de garde lors des troubles au Moyen-Age. L'escalier à vis, en pierre, est de même facture que celui de l'église située à quelques centaines de mètres.
La villa Stings, bel édifice de construction plus récente abrite un restaurant gastronomique renommé